20 juillet 2009
La couverture
Enfin ,le moment tant attendu.
Nous commençons par finir de poser les liteaux.La charpente est enfin achevée nous pouvons y poser le bouquet de genêt.Il était temps,dur,dur d'en trouver encore en fleur.
Nous posons fièrement,mais le plus fastidieux est à venir.Gabriel démarre la couverture et nous initie à la pose sur liteaux.Les semaines suivantes il sera là le soir pour m'aider à poser un vélux,contourner une chatière,passer le solin de la sortie de poele,bref les passages un peu compliqués pour moi.Je réussi néanmoins,sur la fin,à me débrouiller pour passer les derniers "obstacles".La pose des faitières est encore un grand moment de crispation pour moi,j'en casse 2....Je déteste travailler avec des matériaux fragiles et,pour le coup,j'ai été servi !! Bref,je passe rapidement sur cette étape cruciale.J'en tire la conclusion que,sauf si je crève de faim,je ne serai jamais couvreur.
Maintenant,je suis serein.Le pari est gagné.Je ne sais pas quand ,mais je sais qu'on y rentra un jour dans cette maison.Malgré tout,et je n'y peux rien,dès que le vent souffle ou qu'il pleut fort,je sens sourdre l'angoisse en moi,celle que j'ai vécue cet hiver,quand les bâches étaient malmenées par les coups de vents.
20 mai 2009
Pose des pare pluie
Enfin,les beaux jours nous ont permis de débâcher fin avril,début mai afin de poser la sous toiture.Celle ci est en fibre de bois,de marque Steico,en 22 mm.Ceux ci supportent un entraxe de 85 cm.Les miens allaient de 60 cm à 1 m,mais le vendeur m'a confirmé que la toiture étant déjà contreventée par le lattis et les bottes de paille,je pouvais me permettre de passer outre les prescription du constructeur,ponctuellement.
Pourquoi ce choix ?Tout d'abord,évidemment,la sous toiture sert de couverture provisoire en cas d'avarie de toiture.Deuxièmement,elle garanti une étanchéité à l'air,impérative si l'on vise au minimum le Batiment Basse Consommation.En effet les courants d'air parasites,nuisent aux performances de l'isolation.L'idéal aurait été d'enduire la paille en toiture,afin de vraiment la fermer,notamment aux rongeurs.Mais le climat local ne nous laisse pas de fenêtre météo suffisante.Le stress lié au bâches de cet hiver m'a poussé à hâter cette étape...
Le débâchage prend un temps fou.Il faut défaire les différents bouts qui maintenaient la bâche et le filet,déclouer,dévisser les lattes maintenant les couches successives de bâches.
Un peu de délasse avant de monter la montée.
Derrière
Devant
La pose des plaques n'est que la récompense de tout un travail de préparation.Il aura fallu auparavant remplacer les bottes abimées cet hiver,celles de bord de champ qui contenaient un peu d'herbe et n'ont pas supporter infiltrations et condensation.Il a fallu en "opérer" d'autres,d'où un travail de rebouchage fastidieux.
De plus mes poutres en I n'étant pas assez hautes,il a fallu les réhausser avec des chevrons...Les débords de toits réalisés par mon père reposent sur le pignons et une poutre en I.Le tout a été aligné avec plus ou moins de bonheur et un travail de callage non moins fastidieux...
Pose des débords de toiture
Pose des chevrons et isolation des Vélux.A cause de la réhausse ,l'entourage des Vélux a été isolé,soit avec du liège,soit avec de la paille.
Voilà,c'est parti,nous avons posé tout l'arrière de la maison en une journée.
Toutes les plaques sont encollées,et jointoyées au mastic colle,au moins à chaque coin.Un contre liteau est vissé au travers de la plaque sur le chevron.
Comme le boulot a bien avancé,en bonus nous avons eu le temps de poser le pare pluie en façade.Là aussi,l'idéal aurait été d'enduire au préalable,mais la fenêtre météo....
16 février 2009
Un peu de charpente agricole
Les derniers coups de vent m'ont incité à achever le contreventement de la partie appentis.Il s'agit de 2 demie fermes sur poteaux.Elles sont constituées de 5*15 cm en douglas ,les éléments étant boulonnés entre eux.C'était la première fois que je traçais et découpais des éléments de charpente.Je dois avouer que je préfère faire ça que de comptabiliser des chèques dans une ambiance sinistre...
Une fois assemblées une première fois pour vérification je les ai demontées,rabotées,poncées et remontées.Mine de rien ça en fait de la manipulation.Il faut l'avoir fait une fois pour se rendre compte.
Résultat :ce n'est pas encore de la belle charpente massive,mais ça plaît quand même à Sophie.Et puis,de la charpente agricole dans une maison en paille,ça ne me choque pas...
isolation de la plateforme en cellulose
Ayant repris le boulot,je me suis un peu reposé (quelle bonne blague).Je me suis remis à travailler à la maison,tranquillement,le soir et le samedi.
J'ai donc attaqué l'isolation de la plateforme en cellulose.Auparavant,il a fallu faire les fonds de caisson avec les plaques de PXD.En effet il est indispensable que le fond du caisson soit perspirant afin que la vapeur d'eau s'évacue.Donc,proscrire l'osb en fond de caisson,sauf si vous avez placé en plancher un pare vapeur de manière totalement étanche.Mais il est dommage de se passer des capacités de gestion de la vapeur d'eau inhérentes aux méthodes d'isolation écologiques.Les découpes approximatives en rive sont jointoyées au mastic colle afin d'étanchéité aux courants d'air.
La cellulose se présente sous forme de ballots compacts,qu'il faut décompacter.
AVANT APRES
Certains le font à la main...J'ai préféré me bricoler une décompacteuse que j'utilise avec ma perceuse.
Un schémas vaut mieux qu'un long discours.
De cette façon,je remplis un caisson de 450 cm x 42 cm x 33 cm en 40 minutes une fois bien lancé.Il en avait 28 longueur de 4.50 m et 28 autres de 3.40 m .
Voilà le douillet matelas de cellulose.Prière de ne marcher que sur les poutres en I !!!
Enfin on ferme avec les plaques de PXD restantes.En espérant ne pas avoir oublié de passage de gaine ou d'évacuations...
14 janvier 2009
Commentaires dithyrambiques
Les commentaires élogieux nous vont évidemment droit au coeur,tout le monde recherche un peu de reconnaissance.Ceci dit je suis un peu gêné.Même si cette auto construction a demandé beaucoup de travail,de ma part et de ceux qui nous ont aidés,cela ne relève pas de l'exploit.Quiconque aime le travail manuel (condition sine qua non),s'est documenté,formé et dispose de temps libre arrivera au même résultat.Je ne parle même pas de courage car il me coûte beaucoup plus d'aller m'enfermer dans un bureau que d'aller sur mon chantier,quel que soit le temps.
J'ai le plus grand respect pour les personnes maîtrisant un savoir que je n'ai pas (Compagnons du devoir,chirurgiens...) et de l'admiration pour les sportifs repoussant les limites du corps humains (triathlètes,100bornards...).Bosser sur ma maison ne relève ni de l'un ni de l'autre.
Ces commentaires,que je sais sincères et qui ,encore une fois nous vont droit au coeur,je préfère les destiner aux pionniers ,aux chercheurs de la paille (Pascal Thépaut,Tom Rijven ,la liste n'est pas exhaustive) et aux asso telles Empreinte qui se démènent vraiement pour partager leurs connaissances.
Bonne année quand même!!
26 novembre 2008
La belle lumière !
Aujourd'hui,enfin ce matin,il y a eu du soleil,alors j'en ai profité pour commettre quelques photos,les murs débroussaillés.
Vivement le printemps et les enduits !
19 novembre 2008
endroits difficiles (suite)
Autres endroits où la pose de la paille est compliquée,si l'on ne veut qu'elle constitue un support qui supportera le poids de l'enduit.Il s'agit du haut d'un mur ,à la jonction d'un rampant ou d'une solive lorsqu'il n'était pas possible d'entailler la dernière botte avant la pose (cas où la botte occupe entièrement l'espace entre l'avant dernière rangée et l'élément d'ossature).
Il s'agit là du haut du mur de la salle de bain,en façade.Il reste un espace à combler sous le plafond le long de la solive.
J'ai vissé à fond des vis de 150 dans une latte,puis je les ai légèrement enfoncées dans la solive.Ensuite on enroule autour de cette latte des plaques de paille.Ceci permet de plus l'accroche de l'enduit sur le bois.Là on ne peut utiliser de paille en vrac,il faut défaire une botte.
Une fois la rangée achevée,on comprime la paille en serrant les vis.Et il n'y a plus qu'à enduire.
Les linteaux constituent aussi des passages emm...
Afin d'augmenter l'épaisseur de paille,il a d'abord fallu visser des morceaux de chevrons perpendiculairement au linteau puis 2 lattes de la même manière que précédemment.
Puis on insère derrière ces lattes de grosses plaques de paille et on serre les vis.
Voilà,c'est fait.Les lattes apparentes cette fois-ci serviront d'accroche à la canisse pour faire l'arrondi au dessus de la porte quand on en sera aux enduits.
13 novembre 2008
Les endroits difficiles
Ca y est,le plus gros est fait.Il faut maintenant s'attaquer aux endroits difficiles:entre les solives,le long des chaînages,embrasures où il faudra soigner les arrondis.
Aujourd'hui et hier je me suis attaché à découper les bottes de manière à ce qu'elles remplissent bien l'espace entre les solives et reposent sur et contre le chaînage en pignons.Il faut donc arriver à les tailler en L.
Voici le mur avant.
Après.
30 octobre 2008
Premiers enduits
On se lance sur les premiers enduits.Il s'agit d'une fine couche de terre que l'on étale à la main et que l'on essaie de faire pénétrer entre les fibres.Elle constitue une accroche pour la couche de corps.
David a débroussaillé le mur nord.
Puis l'on prépare un mélange terre eau.La terre est tamisée puis recouverte d'eau.On la laisse "pourrir" ainsi une nuit.Le lendemain ,le mélange est malaxé jusqu'à atteindre une consistance de yahourt ou de mayonnaise (selon que l'on est plutôt sucré ou salé).La totalité de l'eau doit être absobée,si nécessaire on en rajoute.
Pour les esprits mal tournés ce n'est pas la cuvette des toilettes après une indigestion de paille !
Une fois l'enduit étalé,on se rend bien compte des irrégularités du mur.Il va y avoir du boulot pour égaliser tout ça !
28 octobre 2008
Contreventement des pignons
J'ai choisi là encore d'utiliser la méthode de Pascal Thépaut en contreventant les pignons à l'étage par des panneaux.En effet,les bottes ,dans le rampant des pignons seront découpées en triangle et ne présenteront plus la compression équivalente à une botte entière.De ce fait j'ai considéré qu'elles ne contreventeraient pas suffisament.Nous sommes sur un des points les plus élévés du canton et l'endroit est venteux.Afin de conserver des cloisons perspirantes,c'est de l'Agepan DWD (panneaux de fibre de bois) qui a été choisi au lieu de l'OSB.Ces panneaux font,de plus,office de par pluie.C'est mon père qui les a posés.







































