19 novembre 2011
revêtements en bois
Après un moment d'absence,suite et presque fin.
En revêtement de sol nous avons choisi de poser du plancher...partout.Auparavant,il a fallu poser les lambourdes et s'adonner aux joies du callages.Le solivage en bois ou en poutres en I de la dalle bois ayant pris un peu de flêche.
A l'étage les lamboudes sont posées flottantes sur un feutre de bois permettant de limiter les bruits d'impact.Entre les lambourdes,j'ai déversé des copeaux de cyprès afin d'isolation phonique.
Au rdc,les lambourdes sont vissées.
Tous les réseaux circulent entre les lambourdes.Aux ouvertures,au niveau des lisses basses j'ai déversé 30 cm de copeaux afin de limiter le pont thermique.
Dans la salle de bain,il est en châtaigner,en petites lames, à cause de la résistance de cette essence à l'humidité.C'est un lot invendu que j'ai acheté au Queguiner de Paimpol.
Ailleurs,c'est du pin maritime.Nous l'avons pris à la scierie Viva le bois à Theix.A l'origine nous nous orientions vers du chêne pour sa résistance ou du douglas avec la scierie Ambiance bois pour faire travailler un autre type d'entreprises.Voir le livre "Scions travaillait autrement " .Le plancher ayant été acheté en fin de prêt,la real politik ou (art du compromis,ou de la compromission ???) s'est imposée à nous.Nous avons donc fait un compromis sur la qualité dans l'essence (pin maritime) mais pas sur la qualité du bois.Ce sont des lots d'invendus mais de super qualité.Nous sommes donc descendus à 8 € le m2.Viva le bois travaille du pin maritime de Bretagne,donc un bois local et abondant.
Inconvénient du pin maritime ?Il est tendre donc il marque.Mais bon,à part le petit dernier,nous ne vivons pas le nez au ras du sol...
Sous les rampants et sur certains murs nous avons fait le choix de poser de la volige brute afin de conserver un aspect organique.C'est de la volige en douglas de 15 ou 22 mm .Il a fallu auparavant poser un frein vapeur,en rampant et traquer tous les défauts d'étanchéité à l'air autour des vélux.
Nous avons fabriqué les peintures de l'étage avec de l'huile de lin,des terpènes d'agrumes,du blanc d'espagne et des pigments.C'est assez long de trouver les bon dosages,notamment des mélanges de pigment.Pour les peintures du rdc retour de la real politik:peintures du commerce se prévalant du label écologique européen pour se donner bonne conscience...Sauf une peinture blanche écologique à la caséine de kreidezeit.Nous avons été bluffés par la facilité de pose, l'absence d'odeur et la capacité de recouvrement.
La cuisine
26 août 2011
Un p'tit lien
Je n'ai plus trop le temps d'alimenter le blog,de prochains messages sont à venir sur les revêtement de sol,la douche et les enduits de finition.
Eul' frangin s'est lancé dans le maraîchage bio.Voici le lien vers son monde à lui.
04 mars 2011
Installation électrique
Ca y est,j'ai eu mon consuel!!!
Pour l'installation j'ai été suivi par Chrstian Delépine qui fait de l'assistance à l'autoconstruction dans le domaine de l'électricité.Il vous fait le plan du cablage,vous détermine les sections et l'ensemble du matériel à acheter.Son système de références vous permet de monter votre tableau sans difficultés au final.
Le novice que j'étais a pu monter son installation grace à lui pour un coût somme toute modique de 996.00 € en plus des fournitures.
Notre installation est au minimum des normes exigées .Nous n'avons ni chauffage électrique,ni clim,ni domotique etc...
Nous avons par contre utilisé des gaines blindées afin de nous protéger des champs électriques.
A part ça,pas grand chose à dire,c'est une phase qui ne m'a pas particulièrement éclaté...
Pour joindre Christian Delépine :self elec
20 septembre 2010
D'autres mélanges
Etant de nouveau à mi temps,j'ai de nouveau quelques soirées libres et je peux en profiter pour bloguer.J'ai entamé l'hiver dernier l'ossature des cloisons de séparation.

Certaines reçoivent un lattis serré d'un coté,ce sont celles remplies en terre paille ou en torchis,le temps de séchage étant long,je préfère bien ventiler.
Sur celles de l'étage sont cloués des panneaux de contreventement et seront remplies d'autres mélanges.
Puis j'ai passé mes gaines électriques (j'y reviendrai dans un autre post).
Les remplissages débutent en mars,j'ai commencé par le torchis.C'est un mélange lourd (1500 kg /m3),destiné à donner de la masse thermique à la maison.Au malaxeur je mélangeais 3 seaux de terre pour 2 de paille et 2 de foin,faiblement hachés.Les fibres faisaient entre 5 et 30 cm.Mon petit malaxeur planétaire a été un peu à la peine,du coup.Au final,c'est un mélange lourd mais rapide à mettre en oeuvre et long à préparer entre le tamisage de la terre et le malaxage.On ne fait pas de gras en faisant du torchis !!Sur le côté non préalablement latté je clouais une latte tous les 15 cm.
Voici les différentes étapes.
Le deuxième type de remplissage est le terre paille.C'est l'inverse du torchis.Il est très fibré puisqu'il s'agit de paille trempée dans une barbotine de terre.Je la mettais dans un baignoire remplie de barbotine et je foulais au pied.Puis on la met à égoutter la nuit sur des palettes.On dispose rapidement d'un bon tas pour plusieurs soirée de banchage.Pour évaluer la bonne consistance il faut que le mélange fasse un gant léger quand on y plonge la main,on ne doit plus voir la peau.Il a une consistance de chocolat au lait,pas plus épais.Ensuite on visse des banches de chaque coôé de l'ossature.Pour ma part j'avais déjà un côté latté,ce qui m'a évité de passer mon temps à faire des aller retour et de déplacer sans cesse mon escabeau de chaque côté de la cloison.Alors,y a plus qu'à :on remplit on tasse avec un bâton,en insistant bien le long des montants,on remplit,on tasse,on remplit,on....Il faut que la strate soit continue sur toute la longueur.Dans ce but on insère une cale entre la banche et le montant pour pouvoir passer du mélange par ce vide.A la fin de chaque banche je visse un tasseau sur toutes la longueur de l'ossature pour maintenir le mélange en place.Le lendemain,on débanche et on repasse à la suivante.Au final,le mélange est rapide à préparer et très long à mettre en oeuvre.Mais j'aime bien car cette technique libère l'esprit pour penser à plein de choses ,voire même de ne penser à rien du tout.
Ce qui me séduit aussi dans ces deux techniques,c'est qu'avec des matériaux basiques ,on obtient des comportements (isolation ou masse thermique )complètement différents justes en variant leurs proportions.Il n'y a pas plus décroissant comme façon de construire que le terre paille et le torchis.
J'ai testé un autre remplissage,le terre copeaux,soit dans une canisse perdue à l'étage soit entre une banche et un lattis serré.Il cumule les inconvénients du torchis car il faut quand même tamiser pas mal de terre et ceux du terre paille car il est long à mettre en oeuvre.En effet on ne peut en prendre que de petites poignées et même à la pelle on en reverse plein si l'on a préparé un mélange léger (pas trop quand même sinon il ne tiens pas une fois la banche enlevée ou s'effrite si on veut l'enduire).Or,à ces endroits ,je voulais un mélange léger.De plus,j'ai acheté de la canisse en roseau fendu,pas des plus solides...Bref,ce mélange ne m'a pas enchanté.
Un autre,le paille chaux,banché dans une cloison contreventée par panneau.Bof,aussi long que le terre paille,moins de cohésion, plus cher que la terre.Le seul intérêt de ce mélange,et c'est la raison pour laquelle je l'ai utilisé,la rapidité du séchage.
Enfin,j'en avais marre de bancher (de jouer penseront certains...) alors j'ai rempli une cloisons en copeaux de châtaigner secs.Il n'y a pas de préparation,pas de temps de séchage,par contre on passe du temps à tasser et plus on approche du plafond,moins c'est évident à bourrer.
Par précaution,les cloisons en paille et les rampants ,qui vont être recouvert de volige en parement,ont été enduits d'une barbotine de terre consistance yaourt afin qu'aucun brin de paille ne puisse donner prise à une flamme éventuelle.Ceci dit j'ai fait le test,les brins de terre paille en vrac prennent difficilement feu et sont auto extinguibles.
La cloison terre paille de la chambre,une fois sèche et enduite,ça sonne vraiment comme une cloison "en dur" alors que c'est que du mou ! (comme le reste de la maison d'ailleurs).
Les rampants,c'est pas ce qu'il y a de plus marrant à enduire...Merci à Camille qui a passé une semaine avec moi à faire ça.
18 mars 2010
Les ouvertures et le bardage
Les ouvertures
Les ouvertures sont en Pin Sylvestre (1/3 moins cher que le chêne).Elles proviennent de la menuiserie Le Bodic à Bieuzy Lanvaux.
Elles ont été posées par mon père sur 2 week end.
Les fenêtres sont calfeutrées avec de la laine de mouton tassée au couteau à mastic jusqu'à ce que le remplissage soit dur.A l'extérieur,un morceau de pare pluie en fibre de bois vient se plaquer contre l'huisserie,apportant un complément d'isolation.L'étanchéité à l'air est achevée au mastic colle.A l'intérieur,c'est l'enduit terre qui vient se plaquer contre le bois.Suite au retrait de l'enduit une fois sec il faudra reboucher la fente le long de l'huisserie.
Il est impératif de soigner l'étanchéité à l'air.En effet,dans ces zones,si l'air humide de la maison rencontre l'air froid du dehors,il y a condensation et donc détérioration,à terme de l'isolant et de l'huisserie.Ce n'est pas une vue de l'esprit.Dans l'appartement pourtant neuf que nous occupons actuellement,l'interrupteur du volet roulant présente un défaut d'étanchéité à l'air.Par temps froid,il goutte!
Intérieur
Extérieur
Le bardage
Le bardage est en châtaigner.C'est un bardage "agricole".Les planches sont posées verticalement avec un couvre joint.Pourquoi ce choix ?Ce n'est certainement pas le prix qui nous y a poussé.Nous sommes à 35 € le m2.
1)Le châtaigner (purgé d'aubier )est classé 4 c'est à dire qu'il est résistant naturellement aux insectes et champignons même exposé durablement à l'humidité.
2)Choisir ce bois c'est aussi favoriser une filière locale.Et oui,c'est aussi cela le commerce équitable.Il est donc nuisible de choisir des bois exotiques qui présentent de multiples inconvénients :bilan énergétique défavorable (transport),forêts souvent exploitées de façon minière(les gens qui y travaillent sont exploités,les sols détruits) par des mafias,des régimes sanguinaires et corrompus (junte birmane),importations de parasites contre lesquels les arbres locaux sont sans défense.Seuls les bois PFC tirent leur épingle du jeux sur le plan de l'éthique et de l'exploitation durable.
3)Les planches sont posées verticalement car c'est le sens du veinage,l'eau s'écoule plus facilement;l'ouvrage est plus durable.Il a fallu poser un contre liteaunage(vertical) puis un liteaunage(horizontal).Ainsi il ya une cirulation d'air permanente derrière le bardage,de 6 à 5 cm,en fonction des liteaux qui me restaient.Les planches sont aboutées par un biseau afin de faciliter l'écoulement de l'eau.Le bas du bardage est aussi bisauté afin de casser la goutte d'eau.Enfin,un grillage anti rongeur a été pose en bas du bardage.Pour tout traitement,les planches ont reçu 2 couches d'huile de lin et essence de thérébentine.
4)La dernière raison est d'ordre esthétique.Ce bardage va noircir avec le temps,un peu comme les séchoirs à tabac en Dordogne.Et le type de pose nous plaisait également :une maison en paille avec un côté grange,ça nous parlait.Mais là ,chacun ses goûts!!!
Bon alors,ça donne quoi?
18 novembre 2009
Les enduits terre
Nous arrivons enfin à l'étape des enduits terre.Outre l'esthétique l'enduit terre a de nombreux atouts.Ils contreventent et ,dans la technique Nebraska (botte de paille porteuse) reprennent les charges .De plus ils apportent de la masse thermique à la maison en stockant les calories.Ils régulent la vapeur d'eau :lorsque l'air est humide l'argile absorbe cette humidité excédentaire et la relache quand l'air est plus sec.Ainsi,en conditions normales l'hygrométrie d' une maison en paille /enduits terre est constante.L'air y est est plus sain puisque ne se développent pas de moisissures.Un air sec est aussi plus facile à chauffer.
Il se produit de plus un phénomène que l'on retrouverait aussi dans le mélange chaux/chanvre.La terre climatise la maison.Lors de chaleurs,l'eau contenue dans les enduits s'évapore et ,cette évaporation consommant des calories,la température diminue.A l'inverse,par temps froid,la vapeur d'eau condense dans la terre.Cette condensation,libérant des calories,réchauffe la pièce.Ce phénomène,toujours dans des condtions normales,ne dégrade pas pour autant les enduits puisque la terre peut absorber 10 fois plus d'eau que du platre.
La terre est un matériau local,ne nécessite presque pas d'énergie grise (pas de cuisson,peu de transport),recyclable quasiment à l'infini (un torchis vieux de 1000 ans aura perdu ses qualités mécaniques mais peu encore servir en enduit de finition).C'est le matériau le plus écologique qui soit.Son seul inconvénient :il est gourmand en main d'oeuvre,raison pour laquelle ce matériaux universel a été remisé après guerre.
En préparation du support on applique une barbotine ,mélange de terre et d'eau (consistance yahourt) sur les bottes en la faisant pénétrer de la profondeur d'une phalange.C'est fastidieux mais indispensable à l'accroche de la couche de corps.
Au préalable il a fallu réaliser des tests pour déterminer les proportions de terre,fibres et sable dans l'enduit couche de corps.On procède pas à pas grâce à un tableau.
1 vol terre |
Sable 1/8 |
1/4 |
1/2 |
3/4 |
1 |
Fibres 1/2 vol |
|||||
3/4 |
|||||
1 |
|||||
1 1/4 |
|||||
1 1/2 |
x |
||||
1 3/4 |
|||||
2 |
De cette manière on teste au bocal une vingtaine de dosages différents qu'on valide ou modifie quand on passe aux seaux.Nous sommes parvenus à 3 seaux de barbotine épaisse pour 2 seaux de paille,2 de pelouse ou de foin,1/2 seau de copeaux,3/4 seau de sable et un bocal d'ensilage.
Sur l'image suivante,la ligne du haut reprend la cinquième ligne du tableau.On aurait pu faire l'économie des dosage des premières lignes,très peu fibrées.
Il est tout de même indispensable de passer par un chantier auparavant.C'est la mémoire de votre main ayant appliqué des enduits qui déterminera le bon dosage.
L'ensilage et le foin servent à la fermentation.La chaîne de glucose issue de cette fermentation arme le mélange,le rendant si résistant.De plus il est si visqueux que l'on peut appliquer 10 cm en une seule passe.Notez la faible quantité de sable utilisée.Quand vous manifesterez contre Lafarge avec le Peuple des Dunes,interrogez vous sur vos choix constructifs...
Deux week end participatifs ont été organisés qui ont bien avancé le chantier.Merci à Pierre,Myriam,Claudine,Patrick,Marcel,Françoise,Gabriel,Adrien,Camille d'avoir mis la main à la pâte.Peu de photos ont été prises car tout le monde avait les mains dans la patouille.
Myriam et Claudine à l'oeuvre
Le m3 de mélange que j'avais préparé dans la semaine ayant été avalé en 4 h00,il faut s'y remettre.
Patrick prépare de la terre, pour se changer des enduits.
Et je me remet à la "cuisine".J'avais acheté sur e bay un malaxeur Imer l'année d'avant.Je ne regrette pas cet investissement.Faire ça au malaxeur manuel c'est un boulot de galérien et ça occupe une personne à plein temps.
Enfin,Fifi apporte le repas bien mérité!!
Au deuxième chantier ont participé mes parents ,Michel et Liliane.Là encore,rapidement,j'ai laissé tomber la pose des enduits pour ne me consacrer plus qu'au mélange.Là encore ça a dépoté!!
De haut en bbas:mon père,Michel,Liliane.
Michel a eu l'idée de fixer un liteau comme règle pour suivre l'aplomb.De cette manière on évite de charger toujours les mêmes endroits.
Suite à ces deux chantiers j'ai pu m'adonner aux arrondis autour des ouvertures.La jonction entre l'ossature et la paille se fait au moyen d'une canisse.Elle sert en même temps de coffrage afin de remplir l'espace laissé derrière le montant d'ossature à l'endroit de l'ouverture avec un mélange chaux paille.Ce mélange a l'avantage d'être léger et sec rapidement.On peut enduire 24 h00 après.
Voici ce que donnent ces nombreuses heures de travail.
Voilà,on est mi octobre,j'arrête les enduits pour cette année.Je passe au bardage avant l'hiver.
20 juillet 2009
La couverture
Enfin ,le moment tant attendu.
Nous commençons par finir de poser les liteaux.La charpente est enfin achevée nous pouvons y poser le bouquet de genêt.Il était temps,dur,dur d'en trouver encore en fleur.
Nous posons fièrement,mais le plus fastidieux est à venir.Gabriel démarre la couverture et nous initie à la pose sur liteaux.Les semaines suivantes il sera là le soir pour m'aider à poser un vélux,contourner une chatière,passer le solin de la sortie de poele,bref les passages un peu compliqués pour moi.Je réussi néanmoins,sur la fin,à me débrouiller pour passer les derniers "obstacles".La pose des faitières est encore un grand moment de crispation pour moi,j'en casse 2....Je déteste travailler avec des matériaux fragiles et,pour le coup,j'ai été servi !! Bref,je passe rapidement sur cette étape cruciale.J'en tire la conclusion que,sauf si je crève de faim,je ne serai jamais couvreur.
Maintenant,je suis serein.Le pari est gagné.Je ne sais pas quand ,mais je sais qu'on y rentra un jour dans cette maison.Malgré tout,et je n'y peux rien,dès que le vent souffle ou qu'il pleut fort,je sens sourdre l'angoisse en moi,celle que j'ai vécue cet hiver,quand les bâches étaient malmenées par les coups de vents.
20 mai 2009
Pose des pare pluie
Enfin,les beaux jours nous ont permis de débâcher fin avril,début mai afin de poser la sous toiture.Celle ci est en fibre de bois,de marque Steico,en 22 mm.Ceux ci supportent un entraxe de 85 cm.Les miens allaient de 60 cm à 1 m,mais le vendeur m'a confirmé que la toiture étant déjà contreventée par le lattis et les bottes de paille,je pouvais me permettre de passer outre les prescription du constructeur,ponctuellement.
Pourquoi ce choix ?Tout d'abord,évidemment,la sous toiture sert de couverture provisoire en cas d'avarie de toiture.Deuxièmement,elle garanti une étanchéité à l'air,impérative si l'on vise au minimum le Batiment Basse Consommation.En effet les courants d'air parasites,nuisent aux performances de l'isolation.L'idéal aurait été d'enduire la paille en toiture,afin de vraiment la fermer,notamment aux rongeurs.Mais le climat local ne nous laisse pas de fenêtre météo suffisante.Le stress lié au bâches de cet hiver m'a poussé à hâter cette étape...
Le débâchage prend un temps fou.Il faut défaire les différents bouts qui maintenaient la bâche et le filet,déclouer,dévisser les lattes maintenant les couches successives de bâches.
Un peu de délasse avant de monter la montée.
Derrière
Devant
La pose des plaques n'est que la récompense de tout un travail de préparation.Il aura fallu auparavant remplacer les bottes abimées cet hiver,celles de bord de champ qui contenaient un peu d'herbe et n'ont pas supporter infiltrations et condensation.Il a fallu en "opérer" d'autres,d'où un travail de rebouchage fastidieux.
De plus mes poutres en I n'étant pas assez hautes,il a fallu les réhausser avec des chevrons...Les débords de toits réalisés par mon père reposent sur le pignons et une poutre en I.Le tout a été aligné avec plus ou moins de bonheur et un travail de callage non moins fastidieux...
Pose des débords de toiture
Pose des chevrons et isolation des Vélux.A cause de la réhausse ,l'entourage des Vélux a été isolé,soit avec du liège,soit avec de la paille.
Voilà,c'est parti,nous avons posé tout l'arrière de la maison en une journée.
Toutes les plaques sont encollées,et jointoyées au mastic colle,au moins à chaque coin.Un contre liteau est vissé au travers de la plaque sur le chevron.
Comme le boulot a bien avancé,en bonus nous avons eu le temps de poser le pare pluie en façade.Là aussi,l'idéal aurait été d'enduire au préalable,mais la fenêtre météo....
16 février 2009
Un peu de charpente agricole
Les derniers coups de vent m'ont incité à achever le contreventement de la partie appentis.Il s'agit de 2 demie fermes sur poteaux.Elles sont constituées de 5*15 cm en douglas ,les éléments étant boulonnés entre eux.C'était la première fois que je traçais et découpais des éléments de charpente.Je dois avouer que je préfère faire ça que de comptabiliser des chèques dans une ambiance sinistre...
Une fois assemblées une première fois pour vérification je les ai demontées,rabotées,poncées et remontées.Mine de rien ça en fait de la manipulation.Il faut l'avoir fait une fois pour se rendre compte.
Résultat :ce n'est pas encore de la belle charpente massive,mais ça plaît quand même à Sophie.Et puis,de la charpente agricole dans une maison en paille,ça ne me choque pas...
isolation de la plateforme en cellulose
Ayant repris le boulot,je me suis un peu reposé (quelle bonne blague).Je me suis remis à travailler à la maison,tranquillement,le soir et le samedi.
J'ai donc attaqué l'isolation de la plateforme en cellulose.Auparavant,il a fallu faire les fonds de caisson avec les plaques de PXD.En effet il est indispensable que le fond du caisson soit perspirant afin que la vapeur d'eau s'évacue.Donc,proscrire l'osb en fond de caisson,sauf si vous avez placé en plancher un pare vapeur de manière totalement étanche.Mais il est dommage de se passer des capacités de gestion de la vapeur d'eau inhérentes aux méthodes d'isolation écologiques.Les découpes approximatives en rive sont jointoyées au mastic colle afin d'étanchéité aux courants d'air.
La cellulose se présente sous forme de ballots compacts,qu'il faut décompacter.
AVANT APRES
Certains le font à la main...J'ai préféré me bricoler une décompacteuse que j'utilise avec ma perceuse.
Un schémas vaut mieux qu'un long discours.
De cette façon,je remplis un caisson de 450 cm x 42 cm x 33 cm en 40 minutes une fois bien lancé.Il en avait 28 longueur de 4.50 m et 28 autres de 3.40 m .
Voilà le douillet matelas de cellulose.Prière de ne marcher que sur les poutres en I !!!
Enfin on ferme avec les plaques de PXD restantes.En espérant ne pas avoir oublié de passage de gaine ou d'évacuations...


















































